C'est quoi ce virus ?

Vous lisez ou entendez partout qu’il ne faut pas que le virus puisse entrer en vous, que le savon suffit à s’en débarrasser, qu’il meurt après quelques heures sur des matières inertes. OraRoa vous en dit un peu plus.

C’est quoi, un virus ?

C’est un nano-emmerdeur, 100 fois plus petit qu’une cellule qui peuple notre organisme (et que nous sommes déjà incapables de voir). A peu près 500 000 fois plus petit qu’une balle de ping-pong, 10 millions de fois plus riquiqui qu’une noix de coco.

 

C’est quoi ce covid-19

Une épidémie de pneumonies d'allure virale d'étiologie inconnue a émergé dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en décembre 2019. Le 9 janvier 2020 fut officialisée la découverte de ce nouveau coronavirus (d’abord appelé 2019-nCoV puis officiellement SARS-CoV-2, différent des virus SARS-CoV, responsable de l'épidémie de SRAS en 2003 et MERS-CoV, responsable d’une épidémie évoluant depuis 2012 au Moyen-Orient). Ce nouveau virus est l'agent responsable de cette nouvelle maladie infectieuse respiratoire appelée Covid-19 (pour CoronaVIrus Disease).

 

Il vit ce virus ?

Oui, mais comme tous les autres virus, il n’a pas de cœur, aucun organe d’ailleurs, juste un peu de gras (que l’on appelle membrane lipidique) qui entoure une molécule (« qui encapsule une macromolécule » disent les chercheurs) qui a codé le génome du virus, autrement dit sa carte d’identité.

Ce tout petit gros a enfin une espèce de carapace, constituée d’épines, de pointes pour être exact (spikes en anglais) protéinées.

 

 

Comment le savon détruit-il les virus ?

Les principes actifs du savon sont des tensioactifs, des molécules qui peuvent être assimilées à des pieds-de-biche, utilisables à l'échelle nanométrique pour démanteler le virus. Ces molécules sont composées d'une partie qui aime l'eau et d'une autre qui aime les corps gras – on les qualifie d'amphiphiles (« amphi » veut dire « double » en grec). La membrane du virus est un corps gras, comme l'huile.

La partie hydrophobe (que l’eau ne mouille pas) des tensioactifs contenus dans le savon s'accroche à la membrane du virus et, au moment du rinçage, la partie hydrophile (qui absorbe ou retient l’eau) est attirée par les molécules d'eau. Résultat des forces en présence ? Rupture de la membrane grasse du virus, son enveloppe se décompose ainsi que sa molécule d'ARN (l’équivalent de l’ADN du virus) . Le virus devient inactif et se décroche de la peau grâce à l'action des tensioactifs, du frottement des mains et du débit d'eau. Et hop, adieu le nano-emmerdeur.

C’est pourquoi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le gouvernement comme la direction de la santé recommande de se frotter les mains pendant au moins vingt secondes sur toute la surface des mains, plusieurs fois par jour si vous quittez votre domicile pour de bonnes raisons, pour une action efficace contre le virus.

Et le gel hydroalcoolique ?

L'alcool en solution dans l'eau (de 60 à 90 % en volume) dénature certaines protéines de l'enveloppe virale, rendant le virus incapable d'entrer dans une cellule. Attention, c’est la seule utilité du gel : il ne lave pas les mains sales et est efficace si vos mains sont sèches et propres. Inutile donc d’utiliser du gel 20 fois par jour chez vous pour avoir les mains propres. Le gel ne doit être pris que lors de vos déplacements, quand vous avez touché des matières inertes dans des lieux publics.

Pourquoi le virus s'attache-t-il davantage à certaines surfaces qu'à d'autres ?

Une personne contaminée peut déposer des « gouttelettes » respiratoires, vecteurs du virus, sur une surface (plastique, métal, carton, peau humaine). Une personne non infectée qui touche cette surface peut contracter le virus si elle porte ensuite ses mains à sa bouche, son nez ou ses yeux. Une étude parue* dans The New England Journal of Medicine au début du mois de mars 2020 indique que le Covid-19 peut être détecté jusqu'à 24 heures sur du carton et trois jours sur du plastique ou de l'acier inoxydable. Même si le virus reste vivant un certain temps sur une surface, très vite, il devient trop faible pour nous contaminer efficacement. Au bout de quelques heures, il n'est probablement plus actif.

* www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2004973

 

 

Source : Lise Abiven, doctorante au laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (LCMCP) de l'université de la Sorbonne (Paris), lue sur sorbonne-universite.fr

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