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Fausse couche, se relever après le choc

Une interruption spontanée de grossesse qui surgit dans les 5 premiers mois est dite « fausse couche ». Celle-ci se manifeste par des saignements et de violentes douleurs dans le bas-ventre. Pour une femme, cela reste souvent un choc, quels que soient le moment et les conditions.




Une grossesse est le résultat de la rencontre entre deux  gamètes : un spermatozoïde rencontre un ovule.

 L’union a lieu non loin de l’ovaire. Quelques heures plus tard, l’œuf commence son voyage, il emprunte la trompe de Fallope pour rejoindre l’utérus. Cinq jours après le départ, il arrive à destination. Là, il continue à se promener. Il s’implante au 7e jour. Il s’installe dans le tissu qui tapisse l’utérus. 

Si une interruption naturelle de grossesse intervient avant la 22e semaine d’aménorrhée (ce qui correspond à 5 mois de grossesse et à la date de viabilité du fœtus), elle est considérée comme une fausse couche


La fausse couche se traduit par plusieurs symptômes : 

  • Des saignements vaginaux appelés des métrorragies. Ces saignements peuvent être légers ou abondants, irréguliers ou ininterrompus, de teinte brunâtre ou rouge vif.

  • Une expulsion de tissus brunâtres ou de caillots de sang par le vagin. 

  • Des douleurs dans le bas du dos (sensation diffuse et constante), au niveau de l’abdomen ou des crampes pelviennes ressemblant aux douleurs des règles.


Attention toutefois à ne pas s’inquiéter au moindre saignement. En début de grossesse, un saignement par voie vaginale n’est pas automatiquement le symptôme d’une interruption de grossesse 


(¼ des femmes peuvent saigner pendant le 1er trimestre). La douleur est un symptôme qui laisse moins de place au doute. Mais, dans tous les cas, il ne faut pas attendre pour consulter et demander un avis au médecin si le moindre symptôme survient. Cela peut être un saignement, une douleur, mais aussi une faiblesse, un étourdissement, des vertiges, de la température, une accélération du rythme cardiaque…

Les causes

Concrètement, en cas d’interruption naturelle de grossesse, l’embryon se détache de la paroi utérine et est expulsé par voie naturelle. Le plus souvent, tout l’embryon est expulsé, mais parfois des tissus restent, il faut alors intervenir. Ce qui fait partie du suivi et de la prise en charge de la fausse couche. Dans plus de la moitié des cas (notamment au cours du 1er trimestre), l’interruption survient car l’embryon présente une anomalie. Ce qui empêche son bon développement. Les anomalies peuvent se trouver au niveau des chromosomes ou bien au niveau de certains tissus ou organes en devenir comme le cœur ou le système nerveux. Le corps de la mère réagit donc au fait que l’embryon ne pourra pas survivre.


D’autres causes existent comme :

  • un diabète mal contrôlé, 

  • un problème hormonal,

  • une infection,

  • le contact de la mère à certains produits chimiques,

  • la prise de certains médicaments,

  • la consommation de drogue, d’alcool, etc.,

  • l’âge de la mère.


Contre toute idée reçue, le travail, l’activité physique adaptée, les relations sexuelles ne sont pas responsables d’une interruption naturelle de grossesse. 


Briser le tabou

La fausse couche reste encore peu considérée. Un collectif de femmes, en France, s’est exprimé dans le journal Le Monde en mars 2022 :


« Il n’y a rien de faux dans une fausse couche. » 


Ce n’est pas un non-événement, même si le drame continue à être tu et entouré de tabou. Une femme sur dix serait, au cours de sa vie, confrontée à une fausse couche. 


Une fausse couche entraîne des souffrances à la fois physiques et psychologiques qui nécessitent du repos, et dans certain cas, une prise en charge, physique, psychique, mentale, adaptée.


Une interruption grossesse, naturelle ou médicamenteuse, entraîne de forts saignements qui sont responsables d’un véritable épuisement. Le corps, du jour au lendemain, subit une chute hormonale énorme.

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