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Les coliques néphrétiques

Ceux qui en ont déjà souffert savent que les coliques néphrétiques peuvent être extrêmement douloureuses. Cette douleur est liée à la présence d’un obstacle dans les voies urinaires. Il convient de réagir vite, et bien, quand elles se produisent.



Elle se traduit par une douleur intense voire insupportable dans la région lombaire (le bas du dos) et abdominale. Cette douleur se propage dans le milieu du dos vers l’aine. Elle ne concerne qu’un seul côté du corps. Elle peut être accompagnée de nausées et vomissements. C’est la colique néphrétique.


Cette colique néphrétique est due à une augmentation de pression dans les voies urinaire et le rein.

Cette augmentation est elle-même due à la présence d’un obstacle dans ces voies urinaires. Pour bien comprendre le lien entre douleur et obstacle, intéressons-nous à l’anatomie de la région.


REIN, URETÈRE, URÈTRE...

L’appareil urinaire est constitué des deux reins, reliés chacun par un uretère à la vessie. L’uretère est une sorte de canal. La vessie débouche sur un urètre qui permet l’évacuation de l’urine. Le rôle des reins est de récupérer les substances toxiques indésirables et d’éliminer l’eau en excès dans l’organisme. Substances et eau empruntent l’uretère et sont stockés dans la vessie. Ce processus a lieu en permanence. Il ne provoque pas de douleur.


Les reins se situent sous les côtes, de part et d’autre de la colonne vertébrale (et non dans le bas du dos !). Ils récupèrent les substances indésirables en filtrant le sang. Chaque jour, les reines filtrent 190 litres de sang, ils rejettent entre 1,5 et 2 litres d’urines !


TROUBLE-FÊTE

La mission de filtration du rein est bien rodée. Mais un calcul rénal (lithiase rénale) peut venir gâcher la fête. En effet, le calcul (comme une petite pierre formée par des sels minéraux) vient bloquer les canaux. Il emprunte un uretère puis se déplace, traverse la vessie et est évacué par l’urètre (spontanément ou après traitement). La douleur survient dès que le calcul reste coincé quelque part sur son parcours !


Les calculs rénaux ont des origines diverses. Souvent, il y a une prédisposition familiale. Il y a par ailleurs un risque plus élevé de survenue de colique néphrétique chez les personnes prédisposées aux crises de goutte, chez les personnes souffrant d’obésité ou bien d’hypertension artérielle.





Certains facteurs comme l’hydratation insuffisante, un régime alimentaire riche en protéines, en sel peut favoriser la formation de calculs rénaux.

Par ailleurs, un dérèglement hormonal peut être responsable, ainsi que la prise de certains médicaments.


En cas de début de colique néphrétique, n’espérez pas chasser les calculs en buvant de grande quantité d’eau. Pire, l’accumulation de liquide dans un canal bouché peut aggraver la douleur au lieu de vous soulager. Une crise dure de 15 minutes à quelques heures. Si la douleur persiste au-delà de quelques heures, rendez-vous chez le médecin. Des traitements existent et sont proposés après prise en charge de la douleur.


Les récidives de coliques néphrétiques sont fréquentes, cela signifie qu’elles reviennent. Il y aurait 15% de récidives dans l’année qui suit une première crise et 50% dans les dix années qui suivent.










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