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TOUT BIO TOUT BEAU  ?

Le mode de production dit « conventionnel » offre à l’agriculteur toute une palette d’outils pour choisir la variété la plus adaptée et la plus productive, pour assurer une croissance des plantes et donc une production plus rapide, pour lutter contre les maladies et ravageurs des cultures (insectes, mauvaises herbes, maladies fongiques....).

En Polynésie française, depuis une trentaine d’années, certains agriculteurs choisissent un autre mode de production : l’ « agriculture biologique » ou plus communément appelé « le Bio ».

Un produit « bio » est avant tout un aliment qui, sous sa forme finale, a suivi un mode de production précisé dans un cahier des charges spécifique et prédéterminé.

En Polynésie française, le cahier des charges choisi pour les produits locaux est la Norme océanienne d’agriculture biologique (NOAB).
 

Cette Norme a été rédigée par un groupe de travail spécial océanien provenant de dix Etats et Territoires insulaires du Pacifique ainsi que d’Australie et de Nouvelle-Zélande.  Elle est fondée sur l’ensemble des principes reconnus dans le monde entier en matière d’agriculture biologique, tout en respectant la spécificité des cultures, des traditions, des contextes géographiques, des écosystèmes et des différents peuples qui caractérisent l’Océanie.

Le cahier des charges impose à l’agriculteur des règles de production, de transformation et d’étiquetage de ses produits agricoles, de l’élevage ou de l’aquaculture.

Pour être autorisé à apposer le logo « BIO pasifika » qui correspond à la NOAB sur ses produits, les pratiques de l’agriculteur sont contrôlées tous les ans par un organisme de contrôle qui vérifie le respect du cahier des charges.

D’autres normes biologiques sont reconnues en Polynésie française. Les produits comportent alors le logo correspondant. Les plus fréquemment rencontrés dans les magasins polynésiens sont les logos européen et français et le logo américain. 

Un produit bio est-il forcément un  produit sans pesticide ?

Chaque cahier des charges de l’agriculture biologique (NOAB, Règlement européen de l’agriculture biologique, Norme américaine...)  autorise l’agriculteur à utiliser des outils pour l’aider à produire, y compris certains pesticides. S’il est mal employé, le produit de protection des cultures, même s’il est autorisé en agriculture biologique, peut se trouver sous forme de traces dans le fruit ou le légume.

Les prix parfois plus élevés des produits bio s’expliquent par des contraintes de production plus fortes qu’en agriculture conventionnelle et qui se traduisent souvent par un besoin en main d’œuvre plus important... et qu’il faut donc rémunérer....

 

Pourquoi le « Bio » ?

La filière « bio » sert non-seulement à produire des aliments qui respectent certaines normes établies pour une meilleure protection de la santé mais aussi à promouvoir le respect de l’environnement tout au long de la chaîne de production agricole.

Dans la région Pacifique, l’agriculture biologique vise à renforcer et à pérenniser la santé des écosystèmes (1) et des organismes, des plus minuscules enfouis dans les sols, jusqu’aux êtres humains.

Elle repose sur les principes suivants :

  • le respect des systèmes et des cycles naturels,

  • l’entretien et renforcement de la santé des sols,

  • la reconnaissance du rôle des agriculteurs et des communautés rurales,

  • la protection de la santé et du bien-être des générations actuelles et futures ainsi que de l’environnement,

  • la reconnaissance de l’agriculture traditionnelle et des cultures océaniennes.

médical

L’agriculture biologique favorise l’utilisation des ressources naturelles internes à l’exploitation et oblige le lien au sol pour les cultures végétales comme pour les animaux d’élevage.

Engrais : Parmi les moyens de production conventionnels, on peut citer les semences, y compris celles ayant été améliorées par sélection variétale ou par modification génétique, les matières fertilisantes organiques et chimiques, les pesticides... 

(1) définition d’un écosystème : Système formé par un environnement (biotope) et par l'ensemble des espèces (biocénose) qui y vivent, s'y nourrissent et s'y reproduisent (source : www.larousse.fr).

Lire aussi Dossier CAPL L'agriculture biologique en Polynésie française

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