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Diabète : mangez équilibré !

En Polynésie, selon la Direction de la santé, 45 000 personnes seraient atteintes de diabète. Soit 22% de la population entre 10 et 79 ans (plus d’une personne sur 5). La CPS constate 3 000 nouveaux cas chaque année.

Il existe plusieurs types de diabète, les principaux sont : le type I, le type II et le diabète gestationnel.

 

  • Le diabète de type I : appelé aussi diabète juvénile (ou insulinodépendant selon l’ancien terme) est caractérisé par une destruction des cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Ces cellules sont attaquées par l’organisme. L’insuline est une hormone (messager de l’organisme) qui permet au corps d’utiliser le glucose (un sucre). Sans insuline, le sucre ne peut pas entrer dans les cellules pour leur apporter l’énergie dont elles ont besoin. Le sucre reste dans le sang où le taux de glycémie devient trop élevé.
  • Le diabète de type II : appelé diabète gras, ou diabète de la maturité, (ou diabète non insulino-dépendant selon l’ancien terme), consiste en une résistance de l’organisme à l’insuline. Pour maintenir le taux de sucre dans le sang, le corps fabrique de plus en plus d’insuline mais à cause de ce travail forcé, le pancréas se fatigue pouvant atteindre l’épuisement total. Le diabète de type II est le plus fréquent dans le monde et en Polynésie. Il est souvent associé au surpoids.

  • Le diabète gestationnel, concerne les femmes enceintes. Là encore c’est un problème de régulation du sucre dans le corps. Pas moins de 11,6% des femmes enceintes suivies au Centre Hospitalier présentent un diabète gestationnel. Plus de la moitié va développer un vrai diabète dans les 5 à 10 années qui suivent leur accouchement !

 

Trop de sucre, pas assez d’exercice

Le diabète augmente de façon spectaculaire dans tous les pays du monde. Et cela pour plusieurs raisons :

  • La modification des comportements alimentaires et le manque d’exercice entraînent un surpoids qui est le principal facteur de risque du diabète de type II.

  • La durée de la vie s’allonge, or le vieillissement s’accompagne d’une diminution de la sécrétion d’insuline et une augmentation de la résistance à l’insuline.

 

Les complications du diabète sont nombreuses. Elles peuvent toucher : les nerfs, le cœur, les artères, les yeux, les pieds, les reins. Le diabète peut aussi avoir des répercussions sur le sommeil, la sexualité…

Le traitement du diabète

Le traitement du diabète (type 1 ou 2) repose sur l’alimentation, l’exercice physique et des traitements médicaux : médicaments par voie orale ou injectable (insuline). Il n’y a pas de traitement unique, il évolue en fonction de la maladie et du patient. Un suivi régulier est indispensable.

Prévenir le diabète, c’est possible !

La prévention du diabète passe par l’alimentation. En effet, l'obésité est un facteur de risque majeur pour le diabète de type 2. Chez 80 % des diabétiques de type 2, c'est un problème de surcharge pondérale qui favorise l'expression de la maladie.

Pour éviter l’apparition du diabète, il est important d’adopter une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge avec des repas pris à heures régulières et composés d’aliments sains et variés.

Il faut aussi pratiquer une activité physique quotidienne.

Se faire dépister !

Le diabète de type 2 est fréquent en Polynésie et de nombreux diabétiques ignorent ou négligent leur maladie.

 

Mesurer le taux de sucre dans le sang reste la seule manière de dépister cette affection qui peut passer inaperçue pendant des années.

L’intérêt d’un diagnostic précoce, c’est de permettre de débuter plus tôt une prise en charge médicale de la maladie, avant l’apparition de complications irréversibles.

Les personnes qui présentent un ou plusieurs des facteurs de risques cités ci-dessous sont encouragées à se faire dépister :

  • Avoir un parent proche diabétique,

  • Etre en excès de poids,

  • Avoir une vie sédentaire,

  • Avoir développé un diabète pendant la grossesse,

  • Avoir mis au monde un bébé de plus de 4 kg.

Le dépistage est gratuit dans les structures de santé publique (dispensaire, centre médical, infirmerie) et peut être réalisé toute l’année uniquement par un professionnel de santé.

 

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, ayant trop de graisses dans le sang (cholestérol, triglycérides) ou fumeuses, doivent également se faire dépister régulièrement (une fois par an en moyenne pour les personnes à risque).

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