Le handicap en Polynésie française

Un handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, ce qui entraîne des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales ou physiques.

 

Les différents handicaps sont regroupés en fonction de leur origine et des effets qu’ils entraînent. Plusieurs familles de handicaps ont été établies, le handicap :

  • moteur avec les difficultés à se mouvoir, à effectuer certains gestes parfois à communiquer,

  • sensoriel avec les troubles visuels et auditifs allant de légers à profonds,

  • intellectuel avec la limitation de la compréhension, de la conceptualisation, de la communication,

  • psychique, quand il existe des troubles de la personnalité affectant le comportement et la pensée,​

Il existe par ailleurs des maladies invalidantes qui peuvent entraîner un état de fatigue important et une réduction de l’activité : cancer, VIH, sclérose en plaques…

Certains handicaps se voient, mais la plupart ne se remarquent pas au premier regard.

En Polynésie, on estime à 17 000 le nombre de personnes en situation de handicap, soit environ 6% de la population.

Au fenua, la prise en charge des handicaps reste souvent l’affaire d’associations et un grand nombre de personnes porteuses de handicaps restent en famille.

Te Niu o te huma est l’union des associations des personnes handicapées. Elle est née en 1993. L’objectif de Te Niu o te huma est de promouvoir le développement des associations oeuvrant en faveur des personnes handicapées par la mise en place d'une structure de soutien et d'action, de conseil, de réflexion et d'analyse, de propositions, d'études, d'informations, de représentation auprès des organismes institutionnels ainsi que des organismes de tutelle.

Téléphone : 40 81 98 19

 

CTES, Cotorep et structures d’accueil

Pour les enfants, adolescents et jeunes majeurs porteurs de handicaps (entre 0 et 20 ans), c’est vers la Commission territoriale de l’éducation spéciale (CTES) qu’il faut se tourner.

Pour les adultes au-delà de 20 ans, la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnels (Cotorep) apportera les réponses adaptées. Ce sont eux qui orientent les demandeurs vers :

• La Fraternité chrétienne dispose depuis peu de quatre centres, deux à Papeete et deux à Punaauia dont un centre pour les adultes.

 

• Les IME assurent la prise en charge des enfants et adolescents présentant un handicap mental, avec éventuellement un autre handicap associé, nécessitant une éducation spéciale, la prise en charge des enfants et adolescents dont la sévérité de la déficience intellectuelle et/ou motrice implique des prises en charge adaptées à leur handicap, ainsi qu’un encadrement et des moyens renforcés. Il s’agit du groupe d’enfants polyhandicapés et de la section médico-éducative occupationnelle.

 

Rima Here, créée en 1985, a pour objet d’être un organisme d’entraide pour les personnes handicapées et malades mentaux ainsi que leurs familles. Pour cela elle gère le centre d’accueil médico-social «Village Rima Here» ouvert sur la commune de Faa’a. Ses missions sont diverses et variées comme : l’accueil et l’entraide auprès des adultes atteints d’handicap mental, la sensibilisation du public aux questions de santé et d’hygiène mentale, la prise en charge permettant l’acquisition d’autonomie de vie et la socialisation de la personne handicapée, le travail sur l’insertion sociale, familiale et professionnelle.

Huma Mero fondée en 1984 est une association née sous l'impulsion d'un groupe de personnes handicapées et leurs amis, leur volonté commune étant d'apporter aide et soutien à toute personne diminuée physiquement. L'objectif principal de l'association est l'insertion sociale et professionnelle de toute personne atteinte d'un handicap physique ou associé. Pour atteindre cet objectif, l'association a mis en place un centre avec différentes structures assurées par des salariés. Elle est répertoriée avec le Centre Huma Mero qui propose un Centre d'accueil spécialisé de jour (CAS) et centre d'aide par le Travail (CAT).

 

• Papa Nui est un centre qui, à l’origine, accueillait les jeunes de 13 à 20 ans. Il assurait la continuité du centre Heimanava. Lui recevait les enfants de 3 à 12 ans mais a fermé en 2014. Depuis cette date, les deux centres ont fusionné recevant en journée des enfants et jeunes adultes de 6 à 20 ans. Ce sont des personnes porteuses de handicaps mentaux, des personnes trisomiques mais pas seulement. Elles ne sont pas porteuses de troubles de comportements qui relèvent de la psychiatrie infantile. À la suite du Tōta tour 2018, un projet de centre pour adultes avait été lancé. Pour l’instant, il n’est pas question ni d’agrandir ni d’ouvrir un centre pour adultes mais les enfants de Papa Nui sont autorisés à rester en grandissant même s’ils passent l’âge limite des 20 ans.

 

La CPS, des allocations dédiées

La CPS fournit des allocations aux enfants et adultes handicapés. L’allocation spéciale aux enfants handicapés (ASH) est attribuée aux enfants reconnus par la Commission territoriale d’éducation spéciale. Une allocation compensatrice de perte d’autonomie peut être accordée par la CTES, selon la gravité du handicap de votre enfant.

Une allocation est prévue pour les adultes handicapés, c’est l’AAH.

 

Cette allocation peut être majorée d’une allocation complémentaire en cas de non-ressources. Ces allocations sont accordées sur décision de la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnels (Cotorep) aux adultes handicapés. Une allocation compensatrice de perte d’autonomie existe également.

LIRE AUSSI le dossier de la CPS "Vous êtes reconnu handicapé"

Autisme et autres troubles du développement

Parmi les handicaps invisibles il y a les troubles neuro-développementaux comme l’autisme, les dys, les troubles avec déficit de l’attention/hyperactivité.

L’autisme, on dit aussi troubles du spectre de l’autisme, est un trouble du développement humain caractérisé par des difficultés de l’apprentissage social et de la communication.

 

Il est bon de rappeler que ni les maladies cœliaques (secondaires à une intolérance au gluten), ni la vaccination combinée contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, ni les caractéristiques psychologiques des parents ne sont des facteurs de risques !

Premiers signes :

Entre 18 et 36 mois, des signes évocateurs peuvent alerter. L’enfant peut paraître trop calme ou au contraire trop excité. Il peut paraître indifférent au monde sonore, aux personnes autour de lui. Il ne répond pas à son prénom, ne réagit pas (ou peu) aux séparations, aux retrouvailles.

 

Il ne sourit pas (ou rarement), reste silencieux. Il ne regarde pas dans les yeux, ne joue pas à faire coucou, ne pointe pas du doigt, ne cherche pas à imiter les plus grands.

L’association Entre deux mondes, créée en septembre 2016, rassemble des familles dont l’un des enfants est concerné.

Cette association permet aux personnes concernées de se rassembler, de partager. Entre deux mondes fait le lien entre les parents et les équipes médicales, paramédicales, l’éducation, elle sensibilise le grand public à ces troubles et interpelle le gouvernement sur la problématique car les parents et enfants manquent de soutien dans leur parcours.

Facebook : Entre deux mondes

Tél. : 87 26 76 43

Un centre pour les personnes malvoyantes

En Polynésie, elles sont estimées à 500.

L'association des personnes malvoyantes, Mata hotu no Porinetia dispose d’un local pour se réunir depuis septembre 2019.

L’association a pour vocation de leur venir en aide dans leurs démarches quotidiennes et de leur offrir une vie meilleure dans une société où l'accès à l'emploi ou les déplacements en ville demeurent aujourd’hui encore très compliqués.

 
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