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Les médecines douces comme alternative

On parle, quand il ne s’agit pas de médecine dite conventionnelle ou allopathique, de médecine douce ou complémentaire. Rā’au, médecine chinoise, homéopathie, aromathérapie, naturopathie… il n’existe pas une mais des façons de se soigner.

 

Rā’au Tahiti

Le mot rā’au appartient au vocabulaire fondamentale du triangle polynésien. Il s’agit d’un terme composé de « raquan » (branche) et « kayu » (arbre). Il désigne donc ce qui a un rapport avec l’arbre, le bois, à la notion de plante.

La médecine traditionnelle polynésienne fait appel à des tradipraticiens, les tahu’a (des spécialistes considérés comme ayant hérité de dons et connus pour leur grand connaissances des plantes médicinales). Ils sont peu nombreux.

Traditionnellement les rā’au étaient associés aux croyances et étaient accompagnés de prières avant, pendant et après leur préparation, pratique essentielle pour assurer leur efficacité. La médecine traditionnelle est incontestablement liée au surnaturel, à quelque chose de plus grand que les simples produits naturels utilisés dans la confection des traitements.

Si le surnaturel est incontestablement présent, les vertus des plantes et minéraux utilisés sont bien réelles, des principes actifs ont été identifiés.

Le massage, taurumi, fait également partie du soin. Les masseurs s’enduisent les mains ou enduisent la partie du corps à masser avec du mono’i parfumé de fleurs qui diffèrent suivant les régions.

Un principe s’applique dans le cas de la médecine traditionnelle polynésienne : la non rémunération des soins et préparations. Un don en nature peut être accepté. Par ailleurs, il est important de croire à son efficacité pour que le remède fonctionne.

Les recettes et outils sont différents selon les personnes qui les préparent.

 

Ces recettes prennent la forme de :

  • potions,

  • onguents,

  • bains,

  • décoctions,

  • liminents,

  • cataplasmes,

  • infusions,

  • inhalations.

La médecine chinoise

Elle a traversé les siècles ! La médecine chinoise n’est ni une philosophie, ni un art de vivre, c’est un système de santé dont le bilan s’appuie sur la « méthode des quatre temps » : observation, audio-olfaction, interrogation et pouls.

  • Observation  du  teint du visage, attitude générale corporelle et spirituelle ainsi que le comportement physique et mental, les ongles, l’expression verbale…

  • Audio-olfaction : écoute des sons émis comme la respiration, la voix, les borborygmes, identification des odeurs corporelles.

  • Interrogation : le praticien peut s’intéresser aussi bien à l’environnement familial, à son cadre de vie qu’à sa préférence pour le froid ou la chaleur,  à ses habitudes alimentaires…

  • Palpation Points / Pouls : analyse de la nature chaude ou froide du déséquilibre, de même que sa plénitude ou son vide. C’est une approche très particulière à la médecine chinoise : tester les points des méridiens et prendre les pouls.

Le bilan n’est pas décomposé de manière aussi formelle, les quatre temps se mélangent tout au long de la consultation.

Il est essentiel de comprendre qu’en médecine chinoise, lorsque l’on parle d’un organe, on parle en fait d’un ensemble de fonctions, d’une dynamique fonctionnelle.

A titre d’exemple, la rate "chinoise" qui ne correspond en rien à la rate occidentale anatomique est responsable des fonctions de transformation et de transport dans l’organisme, de la fonction de contention du sang dans les vaisseaux ou encore de la fonction "de support de la pensée de l’individu".

Et lorsque votre praticien vous expliquera que vous souffrez d’un déséquilibre au niveau du cœur, cela ne signifiera généralement pas que vous souffrez d’une pathologie cardiaque, mais, par exemple, d’un déficit des fonctions de circulation sanguine ou bien encore d’une nervosité pathologique que l’on qualifiera d’agitation de l’esprit, dont le cœur est considéré comme le support.

La médecine chinoise englobe différentes disciplines :

  • l’acupuncture : insertion d’aiguilles fines dans des zones très précises nommées « points d’acupuncture »

  • la moxibustion : brûlage lent d’armoise (plante) spécialement préparée à cet effet. 

  • les ventouses, placement de petits récipients en verre, en bambou ou en plastique sur la peau du consultant à des endroits bien particuliers. Préalablement, on crée dans la ventouse une dépression pour provoquer une aspiration des tissus du consultant.

  • les techniques manuelles : manipulations ostéo-articulo-musculaires qui visent à équilibrer les zones articulaires, ligamentaires ou musculaires. 

  • les plantes,

  • la diététique chinoise.

 

L’homéopathie

C’est une médecine douce qui peut être pratiquée par des médecins généralistes ou encore des sages-femmes spécialisés.

Les bases ont été posées il y a 200 ans par le Dr Hahnemann, un médecin allemand, avec un principe : traiter les maladies par leurs semblables.

L’homéopathie repose donc sur le principe de similitude en “traitant le mal par le mal”.

 

L’homéopathe prend en compte le patient dans sa globalité et non pas dans ses symptômes isolés. Il va déterminer un profil homéopathique en fonction duquel il prescrira un traitement qui contient une substance toxique mais suffisamment diluée pour soulager les symptômes.

L’homéopathie considère que ce n’est pas la maladie qui compte, mais la façon dont le corps réagit. Dès lors, tous les symptômes ou les maladies peuvent bénéficier d’un traitement homéopathique, qu’il s’agisse d’un problème aigu ou chronique.

En France ils prennent la forme de granules à faire fondre sous la langue en dehors des repas.

Les traitements vendus en pharmacie sont commercialisés sous leur nom latin avec un numéro qui indique leur dilution. « 9 ch » signifie par exemple une dilution 9 fois au centième.

 

Plus le chiffre est important, et plus le produit sera dilué.

Il existe ainsi trois types de dilution :

  • Les dilutions hautes de 10 à 30 ch : elles nécessitent un recueil d’information précis car elles doivent être adaptées à une personne. Elles agissent en profondeur avec une action durable. L’homéopathe les réserve plutôt aux maladies chroniques ou aux problèmes psychologiques.

  • Les dilutions moyennes de 5 à 9 ch : elles sont plutôt prescrites en cas de problème d’un organe ou d’une région.

  • Les dilutions basses de 1 à 4 ch : plutôt adaptées à l’automédication en cas de problème aigu, elles prennent en charge un symptôme très général comme une douleur causée par un traumatisme par exemple. Elles peuvent être répétées fréquemment et de façon prolongée.

Une dilution haute n’est donc pas moins efficace qu’une dilution basse.

 

La naturopathie

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu la naturopathie en 2001 comme une pratique de médecine traditionnelle, au même titre que la médecine chinoise et l’ayurvéda.

La naturopathie défend le « capital santé », elle dit permettre de rester en bonne santé, d’être acteur de sa santé, de prendre soin de soi par des moyens naturels.

La naturopathie englobe l’individu sur tous les plans. Elle suppose que la globalité de l’être humain peut s’exprimer sur différents plans : physique, énergétique, émotionnel, mental,  spirituel, socioculturel et même planétaire (écologie).

 

Cette discipline se compose de 2 axes distincts mais complémentaires :

  • « Clefs d’une hygiène de vie optimum » (conseils alimentaires, gestion du stress, activités physiques et respiratoires et outils et techniques naturels. Le naturopathe agit comme un éducateur de santé.

  • « Clefs naturopathiques » individualisées pour redynamiser les capacités d’auto guérison  propres à notre organisme.

La naturopathie vise à prévenir la maladie, à conserver la santé, à l’optimiser par un mode de vie plus sain.

Le naturopathe effectue un questionnement approfondi sous forme d’un dialogue, pour d’une part identifier vos attentes et d’autre part en savoir plus sur votre histoire, vos antécédents familiaux et personnels, les traitements en cours (sur lequel le praticien n’intervient absolument pas), votre mode de vie (alimentation, profession, exercice physique, émotionnel, environnemental, etc.).

Il peut aussi prendre le pouls observer avant de prodiguer une série de conseils naturopathiques personnalisés et dédiés pour une prise en charge globale des différents plans de la santé (alimentation, activités physiques, gestion psycho-émotionnel…).

 

Il pourra selon le cas proposer en plus des complémentions nutritionnels.

 

L’aromathérapie

Cette méthode consiste à utiliser les huiles essentielles dans le but d'améliorer le bien-être d'un individu.

Le terme « Aromathérapie » est né en 1928, il a été créé par un pharmacien Français, René-Maurice Gattefossé. Il désigne l'utilisation des plantes aromatiques dont on extrait les huiles essentielles.

A la différence de la phytothérapie qui utilise les plantes entières, l’aromathérapie n’utilise que leurs extraits aromatiques à des fins thérapeutiques.

 

Il y a trois types d’extraits de plantes :

  • L’essence est une substance aromatique naturelle contenue dans les feuilles, les fleurs, les fruits, les graines, l’écorce ou encore les racines d’une plante. L’essence de chacun des organes de la plante est extraite par pression et n’est pas distillée par la suite.

  • L’huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau de plantes aromatiques ou d’organes de cette plante. C’est la forme la plus utilisée en aromathérapie.

  • L’hydrolat aromatique est obtenu à la sortie de la distillation, lorsqu’on sépare les huiles essentielles de l’eau distillée. Cette eau distillée est appelée hydrolat aromatique et ne contient que 5 % environ d’huiles essentielles.

L’utilisation des huiles essentielles aurait des vertus pour traiter les maux du quotidien et permettre un certain apaisement.

Les huiles essentielles sont en vente libres, mais attention certaines d’entre elles sont toxiques (pour le foie, le système nerveux, les reins), d’autres sont photosensibilisantes, ou allergisantes, ou dermocausticité, ou ont une action abortive.

Chez les femmes enceintes, allaitantes et les enfants l’utilisation d’huiles essentielles est vivement déconseillée.

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