Gerolsteiner Tahiti 1

Institut Louis Malardé, 70 ans au service de la santé des polynésiens.

Dans les années 1940, William A. Robinson, écrivain et ingénieur américain, alors qu’il s’installait à Tahiti après la Seconde guerre mondiale, fut particulièrement ému des ravages sur la population polynésienne de la filariose lymphatique.

Il alarma scientifiques (Université de Californie du sud), personnalités locales et autorités coloniales françaises pour créer un centre de recherche international sur la filariose à Tahiti. En 1949, l’Institut de recherches médicales des Etablissements Français de l’Océanie est officiellement créé. Il deviendra l’Institut Louis Malardé en 1968. ​

Cela fait maintenant 7 décennies que l’Institut veille sur la santé des Polynésiens et lutte contre les maladies qui ont touché le Fenua : 

  • filariose, tuberculose, lèpre, méningite, ciguatéra, hépatite, maladies infectieuses émergentes (dengue, Zika, chikungunya), lutte anti-vectorielle, leptospirose, maladies sexuellement transmissibles et HIV, obésité et transition alimentaire, sécurité alimentaire, maladies liées à l’environnement et « de civilisation », polluants industriels et chimiques, …

On pense parfois qu’il n’est qu’un laboratoire de recherche scientifique ou, au contraire, un laboratoire d’analyses médicales traditionnel. Il est en fait les deux à la fois, organisé autour de ses quatre pôles d’activité.

  • Le pôle Diagnostic et surveillance sanitaire et environnementale qui comprend trois laboratoires :

Laboratoire d’analyses de biologie médicale

Il assure une mission de service public en réalisant les examens de biologie médicale pour les structures de santé publique et en participant aux actions de veille sanitaire. Son activité couvre les 5 archipels de la Polynésie française, ce qui lui permet d'avoir une vue exhaustive des agents pathogènes circulant sur le territoire et d'être une « sentinelle » en cas de pathologie émergente.

Laboratoire polyvalent, il travaille également avec les médecins privés des archipels et de Tahiti. Il a, par ailleurs, développé des compétences spécialisées pour le diagnostic et le suivi de certaines maladies (filariose, dengue, Zika, tuberculose, grippe, VIH, chikungunya...).

 

Il est un laboratoire référent de l'Organisation mondiale de la santé et participe au Réseau océanien de surveillance de la santé publique

En 2016, la Polynésie française a doté l’ILM d’un laboratoire de haute sécurité biologique (NSB3), renforçant son rôle dans le domaine des analyses spécialisées et lui confiant ainsi la responsabilité du diagnostic et du suivi de nouveaux pathogènes infectieux susceptibles d’émerger au Fenua.

L’Institut dispose d’un laboratoire d’anatomo-cyto-pathologie qui est, avec celui du Centre hospitalier de la Polynésie française, le seul habilité à pratiquer les examens d’anatomo-cyto-pathologie en Polynésie française. Un nom savant pour désigner l’analyse des tissus ou des cellules qui permet notamment la recherche de tumeurs cancéreuses. La majorité des frottis de la campagne de dépistage des cancers du col utérin, pour le compte du Ministère de la santé, lui est également confiée.

 

Laboratoire d’Hygiène/Biosécurité/Environnement

Créé en 1999, ce laboratoire a initialement été conçu et agréé pour les analyses demandées par les services officiels (potabilité de l’eau, hygiène de l’environnement, qualité des produits alimentaires, biosécurité, …). Il a étendu ces dernières années l’ensemble de ses activités d’analyses, de conseil et d’audit aux entreprises privées. 

Depuis 2004, il est agréé par le comité français d’accréditation (COFRAC).

  • Le pôle Centre de ressources biologiques de l’Institut, comprenant :

  • la bio-banque ILM, unité de conservation de ressources biologiques et d’échantillons humains collectés par l’Institut pour les besoins de ses programmes de recherche ;
  • les collections ILM des échantillons d’origine végétale, animale et micro-organismes (non-humaines) réalisées et conservées dans le cadre des programmes de recherche de l’Institut (algothèque, insectarium, …).

  • Le pôle Recherche regroupant les 5 laboratoires :

 

Laboratoire de recherche sur les biotoxines marines

Créé en 1967 à la suite d’un épisode d’intoxications sévères par bénitiers à Bora Bora, le laboratoire se focalise sur l’étude de la ciguatéra, et plus largement des biotoxines marines, dangereuses pour la santé des populations locales. Il s’est imposé comme une référence au-delà des frontières du Pacifique.

Unique équipe de recherche permanente sur la ciguatéra dans le Pacifique, le laboratoire a acquis des compétences pointues qui sont partagées avec les autres pays de la région, dans le cadre de programmes de coopération.

En matière de lutte contre la ciguatéra, le laboratoire a privilégié une approche intégrée inédite qui s’est avérée bénéfique dans de nombreuses îles en permettant une diminution significative des taux d’incidence des cas de ciguatéra. 

A terme, cette stratégie, qui a un retentissement positif sur la qualité de vie des populations locales, pourrait permettre une exploitation durable des ressources lagonaires.

Laboratoire de recherche en entomologie médicale

Le laboratoire étudie la bio-écologie des moustiques vecteurs de maladies (dengue, zika, filariose,…) ou d’insectes et animaux nuisibles qui ont un impact sur la santé des populations polynésiennes, y compris les nono.

Investie dans la mise en place d’un réseau de surveillance des vecteurs (RESVEC) et bientôt dotée d’un module de production en masse de moustiques stérilisants au sein du nouveau laboratoire de Paea, cette unité de recherche a pour but de déployer des stratégies opérationnelles et durables de lutte anti-vectorielle respectueuses de l’environnement, en utilisant la Technique de l’Insecte Stérile (TIS) ainsi que le procédé Wolbachia et ses diverses applications (blocage de la transmission des virus, élimination de la nuisance). 

 

Laboratoire de recherche sur les maladies infectieuses à transmission vectorielle

Depuis sa création en 1984, ce laboratoire est activement impliqué dans la surveillance et le diagnostic des maladies transmises par les moustiques en Polynésie française. Sa zone d’étude s’est ensuite étendue aux autres Etats et Territoires insulaires du Pacifique.

L’émergence de nouveaux virus (Ebola, SRAS, Grippe aviaire, Zika) et la réapparition de problématiques de santé publique pourtant restées sous contrôle pendant plusieurs années grâce à la pression vaccinale (ex. Rougeole) a conduit ce laboratoire à une « approche plus intégrée » qui implique le développement de sa recherche sur les aspects de dynamique épidémique et de génomique des interactions pathogènes-vecteurs-hôtes en contexte insulaire. 

Cela comprend la prise en compte de facteurs d’influences plus globaux (changement climatique, mondialisation et mobilité des personnes), spécifiques (souche virale, souche vectorielle) et en lien avec les facteurs environnementaux (espèces et densité des moustiques ou vecteurs) et sociodémographiques (lieu et mode de vie, génétique et historique d’exposition aux maladies infectieuses des populations).

Laboratoire de recherche sur les maladies non transmissibles

Le laboratoire de recherche sur les maladies non transmissibles étudie l’origine, la nature et l’évolution des maladies dites « de civilisation » en Polynésie (obésité, maladies cardiovasculaires, endocrines ou métaboliques, cancers, maladies liées à l’environnement…).

 

Ces connaissances contribuent à poser les bases des politiques de prévention adaptées vis-à-vis de ces pathologies dont l’impact est croissant.

 

Laboratoire de recherche sur les substances naturelles et médicinales 

L’Institut Louis Malardé relance l'activité de son laboratoire sur les substances naturelles, ce secteur offrant un potentiel important à la fois de recherche et de valorisation économique. Ce laboratoire a vocation à parfaire notre connaissance scientifique et objective des substances naturelles terrestres et marines et à en étudier les usages traditionnels et les capacités thérapeutiques. 

 

Le pôle Valorisation qui concentre les activités commerciales dérivées ou issues des travaux de recherche de l’Institut :

  • la production et la commercialisation des standards de ciguatoxines de l’Institut ;

  • la distribution et la commercialisation de produits, matériels et réactifs de laboratoire de la marque BIO-RAD;

  • la réalisation de prestations de service dans les domaines d’expertise de l’institut, constituant ainsi une valorisation des travaux de recherche menés par l’institut (Lutte anti-vectorielle, état des lieux ciguatéra, schéma de surveillance sanitaire…) pour les services du Pays et des sociétés privées.

Ce pôle a, par ailleurs, vocation à valoriser tout brevet et/ou autre savoir-faire de l’Institut.

CONTACT :

BP 30, 98713 Papeete
Tahiti – Polynésie française
Téléphone : (689) 40 41 64 65
Télécopie : (689) 40 43 15 90

https://www.ilm.pf/

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