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Les structures de la santé

Mieux comprendre les structures médicales qui nous entourent

Le statut d’autonomie politique et administrative attribue à la Polynésie française une pleine compétence en matière de santé.

La direction de la santé représente à la fois l’autorité de santé du pays et le principal prestataire public de soins curatifs et de prévention.

Elle comptabilise un total de 122 structures sanitaires dont :

  • 1 centre hospitalier principal à Pirae

  • 4 hôpitaux périphériques : Taravao

  • 13 centres médicaux,

  • 17 dispensaires

  • 20 centres dentaires,

  • 23 infirmeries, 15 dispensaires,

  • 43 postes de secours,

  • 1 centre d’hygiène et de salubrité publique,

  • 7 centres de consultations spécialisées.

 

Directement rattachées à la Direction de la santé, 121 structures publiques de proximité sont réparties dans 58 îles et 45 des 48 communes pour assurer des soins sur la plus grande partie du territoire.

Dans un grand nombre d’îles, la direction de la santé constitue la seule offre de santé disponible. En fonction du nombre de la population desservie, le niveau de l’offre de soin est adapté. Cette offre s’appuie en outre sur un réseau médical inter-îles assurant des « consultations spécialisées avancées » et sur un dispositif d’évacuations sanitaires permettant un transfert vers le niveau de référence complémentaire sur Tahiti (Centre Hospitalier de la Polynésie Française, les cliniques, etc).

Le secteur public 

 

Le Centre Hospitalier de la Polynésie française (Etablissement Public Administratif) assure des missions qui ne peuvent, en raison de leur coût, de la technicité et des équipements requis, être supportées par d’autres établissements.

Les quatre hôpitaux périphériques ont vocation à :

  • répondre aux besoins d’hospitalisation de courte durée en médecine, chirurgie et obstétrique (hôpitaux de Raiatea et de Nuku Hiva) ;

  • assurer des soins de santé primaires (hôpitaux de Nuku Hiva, Moorea et Taravao) ;

  • répondre aux besoins d’hospitalisation en soins de suite et de longue durée (hôpital de Taravao).

 

Le secteur privé 

 

Les établissements du secteur privé sont au nombre de 4, concentrés à Tahiti, :

Elles ont une activité d’hospitalisation complète en court séjour et d’hospitalisation partielle.

Concernant les médecins libéraux, en 2015, sur les 514 praticiens du territoire, seuls 8 étaient aux Australes, 14 aux Marquises, et 12 aux Tuamotu.

Parmi les médecins, seuls 29 généralistes sur 167 et 5 spécialistes ont une présence hors de Tahiti.

 

Les urgences 

Les centres de secours sont du ressort des communes u de la communauté de communes. Pour joindre les pompiers, il faut composer le 18.

Depuis le 1er février, un Centre de traitement de l’alerte ou CTA a été mis en place. Des sapeurs pompiers traitent l’alerte et diffusent des ordres de départ depuis ce centre. Ils réalisent un filtrage pour joindre les services les plus adaptés aux situations.

Ce CTA fonctionne avec le centre de secours de Pirae, il devrait être rejoint par celui de Punaauia, Hitia et Paea.

 

Il existe par ailleurs le Service d’aide médical d’urgence ou Samu, joignable après avoir composé le 15 par téléphone.

Au sein du Samu se trouve le centre de réception et de régulation des appels. Les agents qui répondent sont formés en secourisme et ont une expérience dans le milieu médical. Ils transmettent l’appel à un médecin en poste 24 h/24 tous les jours de l’année, lorsque la situation l’exige. Ce médecin n’effectue par de consultation par téléphone mais évalue la situation.

Le Samu peut déclencher son service mobile d’urgence et de réanimation, les Smur ou ambulances.

Quoi qu’il arrive, en cas d’urgence, mieux vaut appeler le 15 avant le 18 car le médecin du Samu est comme un chef d’orchestre, c’est lui qui prend les décisions finales : transport, prise en charge… Il peut prévenir l’établissement de santé, clinique ou hôpital de l’arrivée d’un patient dont il connait la situation d’urgence.

Les conversations téléphoniques avec le Samu, le CTA et avec certains centre de secours comme Papeete sont enregistrés pour une optimisation de la prise en charge.

 

Distribution des médicaments 

La chaîne de distribution du médicament comprend trois maillons :

  • les laboratoires pharmaceutiques,

  • les importateurs grossistes-répartiteurs,

  • les pharmacies d’officine qui peuvent être regroupées en GIE.

Ces maillons ont été détaillés par l’Autorité de la concurrence dans son document de consultation publique du service d’instruction sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur de la distribution du médicament en Polynésie française (2016).

Les acteurs de la chaîne de distribution du médicament en Polynésie française importent la totalité des médicaments dispensés en ville depuis les laboratoires (ou leurs filiales) installés en France métropolitaine. La provenance des médicaments est donc exclusivement française.

Il existe en Polynésie française trois grossistes-répartiteurs, qui sont aussi les importateurs principaux de médicaments sur le territoire. Les deux premiers ont été créés dans les années 1970, le troisième au début des années 2000.

Ce sont Tahiti Pharm, Medipac et Cerpol.

Le secteur de la distribution du médicament en Polynésie française compte plusieurs groupements de pharmacies créés au cours des années 2010. Constitués sous forme de GIE, ces groupements d’officines négocient, pour le compte de leurs adhérents, les prix d’achat des médicaments (le plus souvent non remboursables) et des autres produits, notamment de parapharmacie.

Il y a 44 pharmacies en Polynésie (dénombrée en juin 2018) mais ce chiffre pourrait augmenter du fait de l’évolution récente de la loi.

La mission principale du pharmacien consiste en la dispensation des médicaments.

La délivrance des médicaments se fait donc sous la responsabilité du pharmacien titulaire de l’officine qui contrôle la cohérence interne des ordonnances et a « l’obligation de substituer la spécialité prescrite par une spécialité du même groupe générique […] à condition que le prescripteur n’ait pas exclu cette possibilité » d’après la loi du 14 janvier 2003. Le pharmacien apporte également une garantie de sécurité aux patients, dans la mesure où il a un devoir de conseil envers eux.

Les pharmaciens disposent d’un monopole sur la préparation et la vente de médicaments, étendu à un certain nombre d’autres articles.

Le monopole concerne la préparation et la vente des médicaments destinés à l’usage de la médecine humaine, des objets de pansements et de tous articles présentés comme conformes à la pharmacopée, des insecticides et acaricides destinés à être appliqués sur l’homme, des produits destinés à l’entretien ou à l’application des lentilles oculaires de contact, des générateurs, trousses ou précurseurs.

 

Les laboratoires d’analyses médicales 

 

Il existe des laboratoires d’analyses biologiques médicales privés (les LABM).

Il existe aussi des laboratoires dans les établissements hospitaliers.

Leurs missions sont les mêmes. Seul le statut change.

Le laboratoire reçoit des patients envoyés sur prescription médicale puis effectuent des prélèvements. Ils peuvent également recevoir directement des prélèvements et/ou échantillons. Ils effectuent ensuite une analyse de ces prélèvements. Les interprétations et conclusions sont faites par les médecins.

Les analyses sont variées : biochimie, dosage des marqueurs tumoraux, endocrinologie, hématologie, hémostase, bactériologie, virologie, parasitologie, mycologie, sérologie, immunologie, allergologie, biologie moléculaire.

Les laboratoires peuvent travailler en collaboration avec les centres de référence nationaux et internationaux pour la réalisation de certaines analyses spécialisées.

Les résultats d’analyses permettent bien souvent de confirmer un diagnostic ou bien de suivre l’évolution d’une maladie particulière.

C’est le cas par exemple pour :

  • La dengue,

  • Le VIH/Sida,

  • La tuberculose,

  • L’hépatite B,

  • La lèpre,

  • La leptospirose…

 

Les laboratoires peuvent étudier la composition d’un prélèvement, chercher un intrus, ils peuvent aussi s’intéresser aux anomalies.

L’anatomo-pathologie permet la reconnaissance d’anomalies de cellules et tissus de l’organisme.

Les analyses sont réalisées sur des prélèvements cytologiques (frottis cervico-vaginaux, ponctions, expectorations, aspirations bronchiques...) ainsi que sur des prélèvements histologiques (biopsies et pièces opératoires). L'anatomie pathologique analyse les lésions induites par des pathologies.

 

Les médecins et spécialistes libéraux 

 

Les médecins et spécialistes libéraux sont en fait des privés par opposition à ceux qui travaillent en établissement public comme l’hôpital.

Ils ont bien évidemment la même formation. Ils pratiquent la même médecine mais dans des cadres différents. Ce qui change ce sont les moyens mis à disposition. Le recours à des examens complémentaires est plus facile dans un hôpital que dans un cabinet privé.

Un médecin libéral ou un spécialiste libéral peut travailler dans un cabinet, une maison de santé, une clinique… Il ne travaille pas pour le pays.

Selon l’IEOM, le secteur privé, majoritairement conventionné, regroupe deux cliniques (Papeete), deux centres médicaux et près de cinq cents praticiens (médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes).

Les infirmiers et aides-soignants  

Pour l’organisation mondiale de la santé, l’infirmier doit : « aider les individus, les familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social… Les soins infirmiers englobent également la planification et la mise en œuvre des soins curatifs et de réadaptation et concernent les aspects physiques, mentaux et sociaux de la vie en ce qu’ils affectent la santé, la maladie, le handicap et la mort. Les infirmiers travaillent aussi comme partenaires des membres des autres professions impliquées dans la prestation des services de santé ».

En plus, les soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d’autonomie d’une personne ou d’un groupe de personnes sont intégrées à ses missions. Dans ce cadre, l’infirmier a la compétence pour prendre les initiatives et accomplir les soins qu’il juge nécessaire.

 
 

L'infirmier ne peut pas définir lui-même le traitement d’un patient, en revanche il est chargé de surveiller les éventuels effets secondaires ou complications des thérapeutiques. Il a l’obligation dans le cadre de ses missions, après avoir évalué les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier d'établir un plan de soins et d'en organiser la mise en œuvre.

Il existe des infirmiers dans le secteur public ou dans le secteur privé. Certains, après le tronc commun de formation (un diplôme d’État est obligatoire pour pouvoir exercer le métier), peuvent se spécialiser. Il y a par exemple des infirmiers anesthésistes, des infirmiers de bloc opératoire...

Les infirmiers travaillent donc à l’hôpital ou bien en dispensaire, dans des établissements scolaires, des centres de réadaptation, de soin de santé au travail… il peut exercer aussi en libéral.

L’infirmier a un rôle de collaboration important au sein d’une équipe soignante. Quel que soit son lieu d’exercice, il assure avec l’aide-soignant (qui travaille sous sa délégation) les soins d’hygiène, de confort, d’éducation, de sécurité du patient.

 

L’aide-soignant s'occupe de l'hygiène et veille au confort physique et moral des malades. Il travaille principalement en hôpital et reste sous la responsabilité d’un infirmier. Il est responsable de la propreté de l’environnement du malade. Il refait les lits, nettoie les chambres, désinfecte…

Il apporte aussi aux malades un soutien psychologique. Il est en contact avec les familles à qui il peut apporter conseil et réconfort. Il transmet toutes ses observations à l’équipe de soin.

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