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COVID-19 : Quels vaccins ont été approuvés dans quels pays ?

Source : Agence France Presse


A l’orée de 2021, les campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont débuté dans une cinquantaine de pays dans l’espoir d’enrayer enfin la pandémie un an à peine après la première alerte lancée par les autorités chinoises auprès de l’Organisation mondiale de la Santé. Tour du monde des pays qui les ont approuvés.


Pfizer-BioNTech

L’alliance américano-allemande Pfizer-BioNTech est de loin la plus en avance dans le monde. Le Royaume-Uni a été le premier pays à autoriser le vaccin et a ainsi débuté sa campagne de vaccination le 8 décembre. Les doses ont la particularité de devoir être conservées à -70°C, ce qui rend la logistique plus délicate et onéreuse. Le Canada et les Etats-Unis, qui ont rendu publique la composition du produit, ont ensuite suivi le mouvement le 14 décembre. La Suisse, la Serbie, Mexique, le Costa Rica, le Chili, Dubaï, le Bahreïn, Israël, le Qatar, le Koweït, Oman ont aussi opté pour ce vaccin dans un premier temps. La France l’a approuvé le 24 décembre.

L’UE a donné son feu vert à la toute fin 2020, comme la Norvège et l’Islande. Une nouvelle unité de fabrication va d’ailleurs entrer en production plus tôt que prévu en Europe, à Marburg (Allemagne), pour fournir 250 millions de doses supplémentaires durant le premier semestre 2021. La Jordanie, Singapour et l’Argentine ont également approuvé le vaccin Pfizer-BioNTech, mais la date de début de leur campagne n’est pas encore connue.


Moderna

L’américain Moderna avait été l’un des premiers laboratoires à annoncer une efficacité de 94,1% pour son vaccin. Les Etats-Unis et le Canada ont été les deux premiers pays à l’avoir autorisé. L’UE pourrait enfin donner son feu vert mercredi. Pour rappel, ce vaccin nécessite un stockage sur le long terme à -20°, ce qui allégera la logistique. La jeune société de biotechnologie américaine dirigée par le Français Stéphane Bancel a vu sa valeur boursière s’envoler grâce à la mise au point de son vaccin de pointe contre le Covid-19. Tout comme Pfizer, il utilise l’ARN messager, molécule qui dicte à nos cellules ce qu’il faut fabriquer pour lutter contre le coronavirus.


AstraZeneca-Oxford

Le vaccin de l’alliance britannique AstraZeneca-Université d’Oxford a davantage tardé à décoller. Mais l’Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde, l’a approuvé pour une utilisation d’urgence au premier jour de 2021. Le Royaume-Uni a été le premier pays à approuver ce vaccin le 30 décembre et a commencé les injections.

En revanche, le vaccin, efficace en moyenne à 70%, est à la traîne dans l’Union européenne. Une autorisation du vaccin AstraZeneca-Oxford dès janvier au sein de l’UE est peu probable selon l’Agence européenne des médicaments (EMA). Elle a demandé à l’entreprise «des informations scientifiques supplémentaires sur les questions liées à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité du vaccin», explique-t-elle dans un communiqué. L’agence se dit bien «consciente» que le MHRA, le régulateur britannique, a approuvé le vaccin «dans le cadre d’une utilisation d’urgence, qui est distincte d’une autorisation de mise sur le marché» dans l’UE, plus exigeante.


Spoutnik V

La Russie a commencé à vacciner sa population le 5 décembre avec le Spoutnik V, mis au point par son Centre national d’épidémiologie Gamaleya. Il s’administre par voie intramusculaire en une seule dose et son taux d’efficacité serait de 91,4%. Le pays s’est d’abord concentré sur la vaccination des travailleurs à risques et les professions jugées «prioritaires». C’est désormais au tour des plus de 60 ans. Ce vaccin a dernièrement été approuvé au Belarus et en Argentine, qui ont débuté leur campagne de vaccination. L’Algérie prévoit de leur emboîter le pas en janvier. Cependant, le vaccin est encore dans sa troisième et dernière phase d’essais cliniques.

En Afrique subsaharienne et en Océanie, l’heure n’est pas encore à la vaccination. C’est pourquoi la Guinée-Conakry, a commencé le 30 décembre à injecter 60 doses de Spoutnik V à titre expérimental avant de décider de lancer ou non sa campagne.


Les vaccins chinois

La Chine a approuvé «sous conditions» le 31 décembre la mise sur le marché d’un premier vaccin anti-Covid, développé par Sinopharm avec l’Institut des produits biologiques de Pékin. Il est efficace à plus de 79% selon le groupe pharmaceutique. La mise sur le marché conditionnelle permet de proposer le vaccin au grand public, lorsque les analyses des essais cliniques ne sont pas encore terminées mais indiquent que le produit est efficace.

Le pays, berceau de la pandémie, a été le premier pays à démarrer les vaccinations, dès cet été, alors qu’aucun vaccin n’était encore formellement autorisé. Près de 5 millions de personnes à risque se sont déjà vu administrer différentes doses. Les Emirats arabes unis n’ont non plus pas attendu l’autorisation et ont lancé leur campagne avec des doses du chinois Sinopharm dès le 14 décembre dans la capitale Abou Dhabi.

Un autre vaccin chinois, CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac Biotech, a déjà été commandé par plusieurs pays, dont l’Ukraine, en attendant son homologation. Il a été soumis à des essais cliniques en Chine, au Brésil, en Turquie et en Indonésie.

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