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Infertilité, les solutions sur le territoire

Un couple qui a le désir de concevoir un enfant souhaite tout naturellement

que la grossesse démarre au plus vite. Malheureusement, cela n’est pas toujours le cas. Il peut apparaître une infertilité, voire une stérilité. Dans ce cas, que faire ?


La reproduction de l’espèce humaine est dite sexuée. Elle résulte de la fusion d’une cellule reproductrice femelle, c’est l’ovule, et d’une cellule reproductrice mâle, c’est le spermatozoïde. Pour avoir un enfant, il faut qu’un homme et une femme soient fertiles pour que la fécondation ait lieu. Or, les femmes comme les hommes ne sont pas fertiles toute leur vie. Et c’est tout à fait naturel. Une femme et un homme sont en capacité de concevoir un enfant après la puberté.


Une femme et un homme sont en capacité de concevoir un enfant après la puberté.


La puberté est cette période de la vie au cours de laquelle le corps se transforme afin de pouvoir donner la vie. Chez les filles, elle a lieu entre 8 et 14 ans (en moyenne, à 11 ans), chez les garçons, plutôt entre 9 et 14 ans (en moyenne, à 12 ans). À partir de là, les femmes peuvent tomber enceintes quelques jours par mois, lorsqu’un ovule est libéré. Les hommes, eux, sont en mesure de donner la vie tous les jours.



Ménopause et andropause

Les femmes atteignent la ménopause (en général entre 48 et 51 ans). De nouvelles transformations s’opèrent. Les ovaires, notamment, cessent de fonctionner. Les ovaires sont les organes qui produisent les ovules. Il devient extrêmement difficile de tomber enceinte.


La fertilité de la femme est, généralement, maximale aux alentours des 25 ans.

Ensuite, la fertilité diminue petit à petit, après 38 ans, elle s’effondre ; après 42 ans, les chances de grossesse s’avèrent minimes ; à 45 ans, les grossesses spontanées demeurent exceptionnelles. Il ne faut pas oublier qu’en plus, le risque que la grossesse n’atteigne pas son terme croît avec l’âge. Plus l’âge de la mère est élevé, plus le risque de fausse couche augmente.


Chez l’homme, c’est un peu différent. Un terme existe pour parler de l’évolution et des transformations dans l’organisme. Il s’agit de l’andropause, une sorte de ménopause masculine. Mais qui n’a pas d’impact si net sur la fertilité. À cette étape de la vie, plusieurs symptômes apparaissent chez l’homme comme une baisse d’énergie, une perte de concentration, une prise de poids, un dysfonctionnement érectile. Chez l’homme, le maximum de fertilité a lieu entre 30 et 34 ans. Au-delà, la fertilité commence à diminuer, bien moins nettement que chez la femme. La chute est vraiment significative après 45 ans. Ainsi, 78 % des hommes de moins de 35 ans parviennent à concevoir un enfant dans un délai de 6 mois. Seuls 58 % des hommes de plus de 35 ans y parviennent.


25% de réussite

Naturellement, lorsque tout va bien, les chances de tomber enceinte ne sont pas de 100 %. Selon les derniers chiffres de l’Institut national d’études démographiques (Ined), sur 100 couples de fertilité moyenne désirant un enfant, 25 % voient leur projet se réaliser dès le premier mois. Au bout de 12 mois, 97 % y seront parvenus. En moyenne, les couples mettent 7 mois pour obtenir une grossesse.

Mais parfois, le projet de grossesse d’un couple est malmené même si la femme et l’homme sont en âge de procréer.


Il faut distinguer infertilité et stérilité.


L’infertilité est une inaptitude à avoir des enfants après une année de rapports sexuels réguliers. La stérilité est une incapacité de concevoir naturellement un enfant. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’infertilité est l’incapacité d’un couple à parvenir à une conception et à mener une grossesse à terme après un an ou plus de rapports sexuels réguliers et non protégés pour les femmes de moins de 35 ans et après six mois pour les femmes de plus de 35 ans. Plusieurs facteurs sont responsables de l’infertilité et de la stérilité.


Quels qu’ils soient, les solutions choisies par les professionnels de santé sont personnalisées. Sur le territoire, plusieurs médecins sont spécialisés pour accompagner les couples qui ont un projet de grossesse qui n’aboutit pas.


Fécondation in vitro


Les solutions

En cas d’infertilité ou de stérilité, un bilan s’impose. Plusieurs examens sont réalisés chez la femme, mais aussi chez l’homme.


En cas d’infertilité ou de stérilité, un bilan s’impose. Plusieurs examens sont réalisés

chez la femme, mais aussi chez l’homme.


Les solutions proposées vont dépendre des résultats de ces derniers, de l’âge des potentiels parents, de leur disponibilité, leur implication, leur motivation. En effet, toutes les solutions possibles techniquement n’existent pas sur le territoire. Le projet de grossesse implique parfois, à Tahiti, un très grand engagement.


D’abord des traitements peuvent être mis en place, cela peut être par exemple l’induction de l’ovulation. Les traitements vont provoquer une ovulation (c’est une libération d’ovule) chez des femmes qui n’ovulent pas spontanément. Il est possible par ailleurs de faire une insémination. C’est la technique d’assistance médicale à la procréation (AMP) la moins invasive.


Il est possible par ailleurs de faire une insémination. C’est la technique d’assistance médicale à la procréation (AMP) la moins invasive.


Elle est possible sur le territoire. Ce geste est indolore, il consiste à déposer des spermatozoïdes dans la cavité utérine à l’aide d’un petit cathéter (un petit tube mince et flexible). La cavité utérine est la partie centrale de l’utérus où se loge naturellement l’embryon. Il est possible, par ailleurs, d’envisager une fécondation in vitro (FIV). In vitro signifie en milieu artificiel, donc en laboratoire. Cette technique n’existe pas sur le territoire.


Il est possible, par ailleurs, d’envisager une fécondation in vitro (FIV). In vitro signifie en milieu artificiel, donc en laboratoire. Cette technique n’existe pas sur le territoire.


Une FIV consiste à faire en laboratoire ce qui se passe naturellement dans le corps : la fécondation, puis les premiers temps du développement de l’embryon. Il faut donc récupérer des ovules chez la femme et des spermatozoïdes chez l’homme, puis les mettre en contact pour obtenir une fécondation. Ensuite, l’embryon est placé dans le corps de la femme.


La FIV se découpe en plusieurs étapes :

  • La stimulation ovarienne, le déclenchement de l’ovulation.

  • Le prélèvement des ovules, qui est réalisé sous anesthésie générale, et le recueil

des spermatozoïdes.

  • La fécondation en laboratoire.

  • Le transfert d’embryons dans le corps de la femme, en général un ou deux. C’est la raison pour laquelle les jumeaux ne sont pas rares en cas de FIV.


La gestation pour autrui (GPA) est une pratique qui reste aussi considérée comme une

technique de PMA selon l’Organisation mondiale de la santé.


En cas de GPA, une femme appelée « mère porteuse » accepte de porter l’embryon d’un

couple, désigné comme les « parents d’intention ».


L’embryon est obtenu par fécondation in vitro à partir des gamètes (ovule et spermatozoïde) des parents d’intention.


Dans certains cas, les parents d’intention peuvent être amenés à faire appel à un don d’ovocytes ou à un don de sperme. Mais dans ce cas, ni la mère porteuse, ni son conjoint ne peuvent être à l’origine de ces dons. L’embryon que porte la mère porteuse lui est donc toujours génétiquement étranger.

Au niveau international, aucun texte contraignant relatif à la gestation pour autrui n’a été adopté. La gestation pour autrui (GPA) demeure cependant interdite en France.



Facebook : Fiv-Tahiti

Fiv Tahiti est une communauté pour toutes les personnes qui ont recours à la fécondation Invitro.


« Parce qu’il est important d’en parler,

nous vous proposons de vous écouter. »

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