Réseaux sociaux : attention danger !

Votre adolescent est agressif ? Il passe peut-être trop de temps sur les réseaux sociaux.

Une étude inédite parue dans le Jama Psychiatry1, menée pendant 3 ans sur plus de 6 500 adolescents entre 12 et 15 ans, a conclu qu’une consommation massive de plus de 3 heures par jour pourrait développer chez les ados du mal-être, un sentiment d’insatisfaction, de culpabilité et même des dépressions. Obnubilés par l’accumulation de « like », ils sont touchés par les interactions en ligne (influences réciproques) ou au contraire l’absence de ces interactions.


À cela s’ajoutent les dangers déjà connus d’insultes, d’humiliation, de cyber-harcèlement … qui ne sont pas sans conséquences sur le bien-être mental, voire physique.


Enfin, les réseaux sociaux sont devenus une source d’addiction (voir chapitre consacré aux addictions).


Liaisons dangereuses 2.0

Facebook, Instagram… Sur les réseaux sociaux, de mauvaises rencontres sont toujours possibles. Des pédophiles par exemple ont investi la toile, comme tout le monde. Mais, la rencontre d’inconnus malfaisants n’est pas la seule menace qui plane.



Les camarades de classe, connaissances, amis d’amis peuvent tourmenter les adolescents en pleine construction et recherche d’eux-mêmes.


Certains vont tenter de se mettre en avant en dévalorisant les autres, d’autres vont s’allier au plus grand nombre malgré leurs mauvaises intentions pour faire partie du groupe.



Les paroles les plus dures vont, chez les adolescents les plus fragiles, diminuer leur confiance en eux, leur estime d’eux, provoquer un stress. Elles peuvent pousser en dernier recours au suicide.


Les parents comme paravent

L’utilisation des réseaux sociaux, c’est comme le reste : ça s’apprend. Pour évoluer en toute sécurité, il faut en connaître les codes et les limites.

Les parents peuvent :

- sans juger, écouter puis conseiller. Par exemple, accepter tout le monde pour faire gonfler sa liste d’amis n’est peut-être pas la meilleure option. Car cela peut se retourner contre l’utilisateur qui est plus exposé. Ses contenus sont plus accessibles s’il a mille amis ou followers que s’il n’en a que 50 en qui il peut avoir une certaine confiance.

- présenter les outils informatiques à disposition, indiquer les paramètres de confidentialités à ajuster et à corriger au fil du temps.

- rappeler que la loi protège les internautes dans les cas de cyber-harcèlement.

- apprendre à son ado à déconnecter, de temps en temps, pour qu’il se construise au contact des autres, directement et sans écrans.

Le cas particulier du cyber-harcèlement

Pour reprendre les termes du site internet Non au cyber-harcèlement du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse, le cyber-harcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ».



Il se pratique via les téléphones portables, messageries instantanées, forums, chats, jeux en ligne, courriers électroniques, réseaux sociaux, site de partage de photographies…


Il peut prendre plusieurs formes telles que :

- les intimidations, insultes, moqueries ou menaces en ligne

- la propagation de rumeurs

- le piratage de comptes et l’usurpation d’identité digitale

- la création d’un sujet de discussion, d’un groupe ou d’une page sur un réseau social à l’encontre d’un camarade de classe

- la publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture

- le sexting (c’est la contraction de « sex » et « texting »). On peut le définir comme « des images produites par les jeunes (17 ans et moins) qui représentent d’autres jeunes et qui pourraient être utilisées dans le cadre de la pornographie infantile ».

Les conséquences du cyber-harcèlement seraient plus importantes que celles du harcèlement traditionnel à cause de l’anonymat, du pouvoir de dissémination et du public élargi.


En cas de cyber-harcèlement, il faut réagir. Une loi existe qui protège particulièrement les mineurs de moins de 15 ans. Mais pas seulement : tout le monde peut se retourner contre ses agresseurs.


Qu’est-ce qui est puni ?

« Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale. »

Les supports de cyber-harcèlement peuvent être :

- les téléphones portables,

- les messageries instantanées,

- les forums,

- les chats,

- les jeux en ligne,

- les courriers électroniques,

- les réseaux sociaux,

- les sites de partage de photographies,

- les blogs.


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