• OraRoa guide de la santé
  • OraRoa guide de la santé
  • Gris Icône Instagram
  • Gris Pinterest Icône
  • Gris LinkedIn Icône

© Agence SMILE - Guide de la santé 2019

Pour recevoir chaque semaine ton info santé, abonne-toi ICI

Anesthésie, réveil, suivi

L’anesthésie est la suppression des sensations et principalement de la douleur. Elle est pratiquée lors d’une opération et peut viser :

- une petite partie du corps, anesthésie locale,

- un membre / une région, anesthésie loco-régionale,

- ou l’organisme en entier, anesthésie générale.






En Polynésie française, cette spécialité est pratiquée par des médecins anesthésistes réanimateurs aidés par des infirmiers anesthésistes.







L’anesthésie locale


Ce type d’anesthésie n’est pas exclusivement réservé à l’équipe d’anesthésie.

On peut appliquer des produits directement sur la peau comme des patchs ou bien injecter un produit comme peuvent le faire les dentistes.



L’anesthésie loco-régionale

Cette technique consiste à injecter un anesthésique non loin d’un nerf ou de la moelle épinière rendre une zone donnée de l’organisme insensible.

Elle peut être utilisée seule ou en complément d’une anesthésie générale pour la prise en charge de la douleur.

La péridurale, proposée lors de l’accouchement est un exemple d’anesthésie loco-régionale.

L’anesthésie générale

Il existe deux sortes d’anesthésies générales :

- avec intubation, c’est-à-dire un tube dans la trachée pour protéger les voies aériennes supérieures et apporter de l’air au patient.

- sans intubation.


Dans tous les cas, l’anesthésie générale est encadrée.

En dehors de l’urgence, la consultation et la visite pré-anesthésiques ainsi que le passage en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) ou en réanimation après l’anesthésie sont obligatoires.


La consultation pré-anesthésique

Elle doit être réalisée plusieurs jours avant l’anesthésie par un médecin anesthésiste réanimateur qui créé un dossier d’anesthésie.


Le patient peut être amené à avoir des examens complémentaires :

- prise de sang,

- bilan cardiologique,

- pneumologique…


Certains médicaments devront être arrêtés avant l’anesthésie ou leur prescription modifiée temporairement.


Lors de cette consultation, le médecin explique pourquoi on doit être à jeun avant l’opération. Il faut arrêter les liquides clairs (eau, jus de fruit sans pulpe) au moins deux heures avant et prendre un dernier repas léger au plus tard six heures avant.


C’est important car, pendant l’opération, si ces consignes ne sont pas respectées, le contenu gastrique peut passer dans les poumons !


Le type d’anesthésie est choisi en fonction du terrain du patient, de l’intervention, de la préférence du patient ainsi que de celle de l’anesthésiste et du chirurgien.

La Visite pré-anesthésique

Cette visite est effectuée dans les heures précédant l’anesthésie (la veille ou le matin même).


Elle permet de rechercher des modifications de l’état clinique depuis la consultation, de vérifier les examens complémentaires et de rediscuter du type d’anesthésie et d’analgésie proposés.

Le parcours du patient au bloc en cas d’anesthésie générale

À son arrivée en salle d’accueil, le patient est accueilli par l’équipe d’anesthésie, différentes questions de sécurité lui sont posées, son dossier est vérifié et il bénéficie de la pose d’une perfusion (cas à part pour les enfants) qui permettra par la suite de lui administrer l’ensemble des médicaments nécessaires à sa prise en charge.


L’équipe de bloc (équipe anesthésique et équipe chirurgicale) l’emmène en salle d’intervention.


Arrivé en salle, de nouvelles questions de sécurité sont posées, en même temps le patient est installé et de nouveau « scopé ». Cela signifie qu’il est relié à une machine qui permet de lire en permanence ses paramètres vitaux : rythme cardiaque, pouls, taux d’oxygène dans le sang…


Lorsque l’équipe est prête, l’anesthésie peut commencer.

1) Le patient respire dans un masque de l’oxygène puis le médecin anesthésiste administre les médicaments qui vont l’endormir.


2) En fonction du type d’intervention, il y aura mise en place ou non d’une intubation.


Dans tous les cas, le patient va respirer à l’aide d’un respirateur qui permettra de surveiller la façon dont il respire.


Durant toute la durée de l’intervention, l’équipe d’anesthésie est chargée de la surveillance du patient, de sa sécurité et de son confort.


3) Lorsque l’intervention est terminée, le patient est réveillé, extubé et transféré en SSPI pour surveiller qu’il est bien réveillé, confortable et ne présente pas de complications de la chirurgie.


La période post-anesthésique doit se dérouler en premier lieu en salle de surveillance post-interventionnelle, mais elle peut se dérouler également dans un service de réanimation ou de soins intensifs.


Lorsque le médecin considère que c’est bon, le patient retourne dans son service ou il est pris en charge par les infirmiers et médecins/chirurgiens du service.

La prise en charge anesthésique post opératoire se poursuit environ 48 heures après l’intervention, et plus si besoin en fonction des antécédents du patient et des traitements à reprendre.

Anesthésie ambulatoire




On parle d’anesthésie ambulatoire chez un patient qui va rester moins de 12 heures dans la structure de soins avant de retourner à son domicile.






Quel que soit le type d’anesthésie utilisé, la seule obligation est une récupération rapide des principales fonctions vitales avec un minimum d’effets secondaires.


La sortie n’est autorisée qu’après accord de l’opérateur et/ou de l’anesthésiste.

En cas de problème, le patient et son entourage doivent pouvoir contacter 24h/24h un praticien du centre et le patient doit pouvoir revenir dans le centre en moins d’une heure.


Les patients peuvent arriver au bloc opératoire dans un lit, sur un brancard et même debout, et ils repartent de la même façon vers leurs services de soin ou d’ambulatoire.

Alternatives et compléments : hypnose, aromathérapie et musicothérapie

Depuis 2018, à l’hôpital du Taaone, une alternative à l’anesthésie générale est proposée aux patients : l’hypnose médicale.

Une équipe de médecins et infirmiers anesthésistes a été formée à cette pratique très particulière qui n’a rien à voir avec « l’hypnose spectacle ».


Cette technique nécessite la coopération du patient et le rend acteur de son soin.

Tout le monde ne peut pas en bénéficier et toutes les opérations ne se prêtent pas à cette pratique.


Il est difficile d’établir une liste exhaustive des interventions, cela peut-être :

- une intervention gynécologique,

- une endoscopie,

- une coloscopie,

- le retrait d’une tumeur au sein…


Le mieux est de poser la question à l’opérateur et au médecin anesthésiste lors de la consultation, pour savoir si l’intervention est réalisable sous hypnose.


L’hypnose est également proposée :

- à la maternité, où l’on apprend aux futures mamans différentes techniques d'auto hypnose et ou certaines sages-femmes qui ont également été formées l'utilisent.


- dans les services, où des accompagnements pour la douleur sont proposés.


- en réanimation pour réaliser certains gestes douloureux sans avoir recours à des médicaments pour les patients les plus fragiles...


Avant l’opération, le médecin ou l’infirmier anesthésiste formé interroge le patient sur un thème qui lui convient (moment ou activité agréable, lieu ou l’on se sent en sécurité).

Par la parole, le médecin ou l’infirmier formé emmène le patient dans des endroits qui le rassurent, lui font plaisir, lui sont confortables.


Cette technique permet de focaliser l’attention du patient sur autre chose que l’opération elle-même et transforme une réalité qui pourrait être mal vécue en un moment agréable.


À tout moment, le patient peut signaler un inconfort et il est alors possible de compléter l’hypnose par de petites quantités de médicaments visant à soulager une douleur ou à améliorer la relaxation.


Dans tous les cas, si la technique d’hypnosédation s’avère insuffisante ou que le patient le souhaite, il est possible de réaliser une anesthésie générale.


Il existe par ailleurs une hypnose conversationnelle. Elle est proposée et réalisée de façon presque systématique pour déstresser les patients avant leur entrée au bloc. La formation est beaucoup moins poussée que pour l’hypnose médicale et n’est pas réservée aux anesthésistes.


Depuis 3 ans, à l’hôpital d’autres soins complémentaires sont mis en place comme la musicothérapie ou l’aromathérapie pour réduire le stress et améliorer le confort.



- Musicothérapie : le patient porte un casque et écoute la musique qu’il a choisie. Le rythme et les notes vont permettre une sorte de relaxation.







- Aromathérapie : qu’ils arrivent allongés ou debout, les patients sont toujours installés dans une salle d’attente avant de passer au bloc ou des huiles essentielles sont diffusées.




#anesthesie #reveil #suivi #aromatherapie #musicotherapie #anesthesielocale #anesthesiegenerale #anesthesie #hypnose

Guide OraRoa droit.jpg